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Programme Ph.D. Paris

Choix d'un sujet de thèse

Pour postuler au programme Ph.D., il n’est pas nécessaire d’avoir un sujet de thèse précisément défini. Toutefois, il est indispensable que le candidat ait réfléchi au(x) thème(s) susceptible(s) de l’intéresser et d’intéresser un directeur de recherche d’ESCP Europe. Pour cela, deux possibilités sont offertes aux candidats potentiels :

Marketing

Jeux-concours
Les jeux et concours sont une pratique courante, ravivée par Internet. Pourtant, cette pratique et son efficacité demeure mal connue. Qui sont les joueurs ? Peut-on définir un profil des joueurs ? Quel est l’impact de ces techniques sur la marque en termes d’image ? En termes de ventes ? Quels sont les gains à long terme, à court terme ? Comment fixer le nombre de lots, leur nature et la probabilité de gain ? Qui sont les concouristes professionnels ? Comment les identifier et les neutraliser ? En bref, les questions de recherche demeurent nombreuses. Plusieurs terrains sont envisageables : entretiens de joueurs, expérimentation, ou travail sur des données réelles grâce à un partenariat avec une entreprise. (Pr. Sandrine Macé)

La pratique des prix qui se terminent par un 9 est-elle efficace pour les catégories de produits à prix élevé (high tech, automobile, luxe, etc.) ?
Dans certaines catégories de produits de grande consommation, 60% des prix se terminent par un 9 (par ex. 3,39 euros). Cette technique est aussi utilisée dans des secteurs où l’achat est impliquant, tels que l’automobile, les lecteurs de DVD, la téléphonie mobile ou encore le luxe. L’objet de la recherche consiste à s’interroger sur l’efficacité sur les ventes de cette technique de pricing dans des secteurs à forte implication. Possibilité de partenariat avec une société d’études fournissant les données. (Pr. Sandrine Macé)

Contenu des messages promotionnels dans les prospectus et impact sur les ventes du produit.
Les prospectus sont une technique promotionnelle reconnue pour leur efficacité sur les ventes. Mais il existe peu de résultats sur le contenu des messages et leur impact sur les ventes : un prix barré dans le prospectus est-il plus efficace que d’afficher la réduction exprimée en pourcentage ? Y a-t-il certains codes couleurs plus efficaces que d’autres ? Au contraire, un produit qui n’adopterait  pas le même code couleur que les autres produits promus aurait-il un avantage ? La place du produit dans le prospectus et dans la page (en bas, à droite, etc.), la taille de la photo, etc., ont-ils un impact, et lequel ? En résumé, la recherche s’orientera sur le cadrage des messages et mettra en relation le contenu de ces messages avec les ventes des produits. Plusieurs terrains sont envisageables : l’un faisant appel à la technique de l’eye tracking, l’autre modélisant l’impact sur les ventes. Possibilité de partenariat avec une société d’études fournissant les données. (Pr. Sandrine Macé)

Capital-marque
Bien que les recherches sur le capital-marque soient nombreuses, plusieurs questions restent à investiguer, par exemple quant à l'impact des catégories de produits, aux liens entre les différentes approches (associations --> préférence additionnelle --> force concurrentielle de la marque), à l'approche financière du capital-marque ou quant à la mesure du capital-marque en termes de préférence additionnelle. Une approche intégratrice reste également à développer. (Pr. Sophie Changeur)

Marque et Concurrence
De nombreuses recherche en marketing se sont intéressées a la compréhension et a la mesure de la concurrence entre les marques mais ces modèles mesurent la concurrence entre produits marqués. Parallèlement, les travaux sur le capital-marque s'intéressent a la force et a l'unicité des associations des marques, mais les approches n'ont jamais été croisées. Dans quelle mesure l'étude de l'organisation et du partage des associations des marques permettrait elle d'enrichir les modèles de concurrence ? (Pr. Sophie Changeur)

Le marketing de l’innovation
L’approche marketing traditionnelle qui fonde l’innovation sur l’identification de besoins non satisfaits semble de moins en moins adaptée à notre économie de surabondance et d’hyperchoix. En matière d’innovation, le marketing adopte désormais des approches différentes, tant en matière de méthodes d’études du marché (approches méthodologiques, repérage des lead users, tests, mises en situations virtuelles…), de rôle attribué aux études (repérage ou validation des idées, lancement à petite échelle), de rôle attribué aux clients (démarches de cocréation). Ces méthodes et pratiques devraient être analysées dans une perspective académique. Certaines méthodes de lancement novatrices fondées sur les innovateurs ou l’annonce préalable méritent également d’être étudiées. (Pr. Delphine Manceau)

Les interactions du marketing avec les autres acteurs internes et externes à l’entreprise dans le processus de développement de nouveaux produits.
Le processus d’innovation se caractérise par des interactions entre différents services de l’entreprise (R&D, bureaux d’études, marketing, design…) : comment se déroule le travail interfonctionnel, quel rôle y joue le marketing et comment évolue-t-il suite à ces interactions ? Certaines entreprises externalisent également l’innovation auprès d’intervenants externes comme les agences de design dont le rôle dépasse alors largement la conception des produits. Comment se déroule alors l’interaction et comment les approches design nourrissent-elles le marketing, le processus d’innovation et la créativité internes ? Ces pratiques en évolution soulèvent de nombreuses questions de recherche. (Pr. Delphine Manceau)

La diffusion des nouveaux produits
De nombreux travaux de recherche s’intéressent à la manière dont les innovations se diffusent sur le marché.  Différents modèles ont été proposés. Cependant, il est aujourd’hui essentiel d’affiner encore ces modèles et de les décliner à différents niveaux (catégorie de produits, type de produit, référence), à différents contextes concurrentiels (nombre d’acteurs en concurrence) et à différentes stratégies de lancement (lancement massif ou progressif, produit annoncé à l’avance…). (Pr. Delphine Manceau)

Communication et Diversité
La diversité est un sujet important, particulièrement en France. Peu de recherches marketing y sont consacrées, le marketing ethnique représentant un champ d’investigation différent de la communication de diversité. La question qui reste en suspens est d’établir comment les marques peuvent-elles s’adresser à un segment de clientèle ayant un même besoin, tout en tenant compte des principaux groupes culturels qui le composent (et de leurs différences en terme de genre, race, ethnie, religion, gay, émigrés, malades ..). Une approche intégrant la diversité et la communication marketing au sens large (c'est-à-dire la publicité, la communication internet, la promotion…) est à rechercher. (Pr. Jean-Claude Andréani)

Information et Publicité
Alors que les marques sont devenues des productrices de contenu et diffusent des programmes comme les médias traditionnels (jeux, spectacles, émissions..), les frontières entre information et publicité sont remises en cause. A la suite des travaux de la Commission Européenne sur l’information des patients, la question se pose de savoir s’il existe pour les marques des différences entre le genre informatif et le genre publicitaire. Peu de travaux de recherche en marketing s’y sont intéressés. Il reste à investiguer dans quelle mesure le genre informatif non publicitaire permet-il d’intégrer ces différences et d’enrichir les modèles de communication marketing ? (Pr. Jean-Claude Andréani)

Le marketing 2.0 : de nouvelles formes de communication
Internet a bousculé les pratiques marketing, permettant le développement de nouveaux usages, de nouvelles actions qui s'inventent chaque jour et dont il convient de mesurer l'efficacité , mais aussi de comprendre l'intérêt "communicationnel" pour les entreprises, mais aussi sociétal, qu'il s'agisse des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Viadeo... ), de la diffusion de vidéos sur des sites tels Youtube, ou encore des nouvelles pratiques d'achat d'espace sur les moteurs de recherche. (Pr. Elisabeth Tissier-Desbordes)

La société de consommation
L'abondance de produits dans les sociétés développées engendre de nouveaux rapports aux objets. Garder, jeter, échanger des produits, les louer, les prêter, les partager ou ne plus acheter. Certains parlent de résistance à la consommation, d'autres de nouveaux modes de consommation, plus responsables. Les champs de recherche autour de ces thèmes sont nombreux. (Pr. Elisabeth Tissier-Desbordes)

High Education Marketing
L'éducation est un marché de plus en plus concurentiel où les pratiques marketing sont de plus en plus fréquentes et les recherches sur ce secteur nécessaires. Les thématiques sont nombreuses, gestion de la réputation, politique de marque... (Pr. Elisabeth Tissier-Desbordes)

Médias Sociaux - Marketing 2.0
Les médias sociaux sont définis comme « un groupe d’applications en ligne qui se fondent sur l’idéologie et la technologie du Web 2.0 et qui permettent la création et l’échange du contenu généré par les utilisateurs » (Kaplan et Haenlein 2010, p. 61). L’importance croissante des médias sociaux est indéniable. Wikipedia, lancé en 2001, contient plus de 13 million d’articles dans plus de 200 langues différentes. Facebook, fondé en 2004, rassemble plus de 300 millions de membres à travers la planète. Le plus jeune parmi les médias sociaux Twitter n’existe que depuis 2006 ; il montre un taux de croissance exorbitant. Les médias sociaux ne sont d’ailleurs pas uniquement réservés à la génération Y. Ils nous rattrapent tous, consommateurs et entreprises. Ce phénomène s’observe également dans la recherche de la discipline Marketing avec de plus en plus d’articles sur les médias sociaux. Néanmoins, il reste encore de nombreuses questions importantes à analyser et à résoudre – donc plusieurs sujets de thèses possibles. (Pr. Andreas Kaplan)

Kaplan A. M., Haenlein M. (2010) Users of the world, unite! The challenges and opportunities of social media, Business horizons, 53(1), 59-68.

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Interface Marketing et Finance

Depuis quelques années, un courant de recherches s'est constitué sur les questions de la contribution du marketing  à la création de richesse pour l'actionnaire et de la valorisation financière des stratégies marketing. Ces travaux posent plusieurs questions, par exemple :

La question de l'investisseur
Les marchés financiers sont constitués de nombreux acteurs dont les interprétations et les réactions ne sont pas forcément comparables : analystes financiers, gestionnaires de fonds, actionnaires, etc. Peu d'études se sont intéressées aux différences entre ces acteurs, aux influences qu'ils sont susceptibles d'exercer les uns sur les autres, aux biais qu'ils sont susceptibles de manifester. Les recherches en finance et en comptabilité, sur les analystes notamment, pourraient être mobilisées dans ce cadre. (Pr. Sophie Changeur)

La question de l'efficience des marchés
L'étude de la  réaction des marchés financiers repose sur l'hypothèse d'efficience informationnelle (EMH). Des travaux se développent en finance comportementale qui contestent cette hypothèse. Leur application est susceptible d'apporter un autre regard sur l'évaluation financière du marketing. (Pr. Sophie Changeur)

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Finance

Tous sujets autour des prix spots et forwards des matières premières

  • énergétiques
  • agricoles
  • métaux
  • métaux précieux

(Pr. Hélyette Geman)

 

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Contrôle de Gestion

L’impact du dispositif budgétaire sur les attitudes des managers : les rôles médiateurs de la Justice Organisationnelle et de la Confiance. (Pr. Carla Mendoza)
Consulter le projet de recherche

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Management Stratégique

L'innovation stratégique
L'innovation stratégique est un thème qui connaît un grand succès auprès des praticiens, notamment avec la notion de "Stratégie Océan Bleu" proposée par Kim et Mauborgne, mais dont les connexions avec la recherche académique sont encore distendues. Cette notion mérite-t-elle d'être approfondie d'un point de vue académique ? A quels champs de recherche peut-on la rattacher ? Si l'on analyse une série de cas emblématiques de cette notion en utilisant des théories établies dans la littérature académique, cela permet-il de l'enrichir ou de l'infléchir ? (Pr. Frédéric Fréry)

Le modèle économique
Le concept de modèle économique (ou "business model"), après avoir connu un important succès auprès des praticiens, apparaît de plus en plus fréquemment dans la littérature académique. Quel est l'apport de cette notion ? Au travers de l'analyse d'une série de cas et/ou d'enquêtes auprès de praticiens, peut-on établir que la notion de modèle économique constitue une synthèse, une redite ou une avancée par rapport aux modèles établis en stratégie (chaîne de valeur, approche par les ressources, etc.) ? (Pr. Frédéric Fréry)

Le management 2.0

L'idée que la diffusion des outils web 2.0 provoque une remise en cause des fondements du management connaît un fort retentissement auprès des praticiens sous la dénomination "management 2.0". Cependant, la littérature académique reste encore relativement distante par rapport à ce phénomène. Pourquoi ? A quels champs académiques peut-on le rattacher ? Que peut-on apprendre de l'analyse d'une série de cas emblématiques du management 2.0 au regard des théories des organisations ? (Pr. Frédéric Fréry)

Les technologies éternellement émergentes

Les technologies éternellement émergentes. En contradiction avec les modèles établis de diffusion des innovations, certaines technologies (dont la voiture électrique, le visiophone ou le cinéma en relief) restent durablement en phase d'émergence : on annonce depuis plusieurs décennies leur succès imminent, mais elles restent pourtant confidentielles. A partir d'une analyse de la littérature consacrée à l'innovation et de l'étude d'une série de cas de technologies éternellement émergentes, peut-on expliquer ce phénomène ? Qu'est-ce qui provoque l'éternelle émergence ? Que nous apprend-elle sur la diffusion des technologies ? (Pr. Frédéric Fréry)

Leadership et industries médiatiques
Les études qui traitent de leadership en management des médias sont le plus souvent empiriques et mettent en évidence plusieurs facteurs distinctifs : les caractéristiques des salariés, volontiers réfractaires à l’autorité ; la difficulté liée aux tensions qui naissent des perspectives multiples des parties prenantes; la nécessité du maintien du rôle sociétal des médias d’information dans des régimes démocratiques, à la charge du leader. A l’heure de la mutation digitale et participative du secteur, il s’agira d’étudier les évolutions du leadership au sein des organisations médiatiques qui participent directement à ces transformations (Pr. Ghislain Deslandes).

Le management des médias et de la culture
Le développement des médias sociaux et numériques a fait naître de nouvelles questions, notamment économiques, au sein des organisations qui produisent et diffusent de l'’information. Nous vous proposons ici de les étudier ; elles peuvent être liées aussi bien aux risques déontologiques, à l’identité organisationnelle des firmes composant le secteur ou encore aux nouveaux modes collaboratifs et de gestion de projets. Ces questions pourront être étendues à l’entertainment et aux différents domaines des activités culturelles et artistiques (Pr. Ghislain Deslandes).

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Organisation

La volatilité décisionnelle
Les études sur les pathologies des processus de décision dans les organisations ont mis l’accent sur l’inertie décisionnelle. Son contraire, la volatilité (forte réversibilité des décisions, difficulté à construire des engagements), a été très peu étudié. Méthodologies possibles : entretiens, études de cas, analyses de discours. (Pr. Hervé Laroche)

Les attributions de responsabilité aux organisations après les crises ou accidents
Pourquoi, après un événement malheureux, certaines organisations se trouvent mises en cause alors que d'autres ne sont pas incriminées ? Comment juge-t-on de la responsabilité d'une organisation ? Qui juge comment ? Méthodologies possibles : analyse de rapports post-accidents ou post-crises, études de cas ou méta-analyses de cas. (Pr. Hervé Laroche)

La justification des actions et des décisions
En contexte organisationnel, les actions et les décisions sont soumises (au moins potentiellement) à des jugements formels ou informels. Comment les décideurs intègrent-ils cette dimension dans l'élaboration de leur choix et dans la conduite de leur action ? Comment anticipent-ils sur les justifications qu'ils pourront avoir à donner ? Méthodologies possibles : entretiens, observations, analyses documentaires, études de cas. (Pr. Hervé Laroche)

Les managers s’ennuient-ils ?
Si les thèmes du plaisir et de la souffrance au travail ont fait l'objet de travaux assez nombreux, la question de l'ennui au travail est peu explorée de manière générale. La problématique de l'ennui est généralement associée à des questions telles que la répétitivité de tâches simples. Mais qu'en est-il en ce qui concerne les managers? S'ennuient-ils ? Dans quelles circonstances ? Pourquoi ? Avec quelles expressions et conséquences ? Enfin, quelles stratégies adoptent-ils (éventuellement) face à l’ennui ? Méthodologies possibles : observations, entretiens, questionnaires. (Pr. Hervé Laroche)

Ethique managériale et management éthique
L’éthique managériale se réfère aux fondements normatifs et conceptuels du management éthique. En cela, elle offre au management des concepts qui lui permettent de s’établir en tant que management éthique. Sans cela en effet, les notions d’organisation responsable, d’agent moral ou de prise de décision éthique chercheraient encore leur signification propre. Nous vous proposons d’étudier sous cet angle le champ couramment appelé « éthique des affaires », qu’il s’agira ici d’approfondir théoriquement et empiriquement. (Pr. Ghislain Deslandes)

Management et philosophie continentale
Un courant de recherche, essentiellement critique, s’est formé dans le champ de la recherche en gestion ayant développé une approche philosophique des situations managériales. Ces développements concernent aussi bien les questions pragmatiques, épistémiques qu’éthiques posées par les sciences de gestion (Avenier, 2011). Nous voudrions ici vous inviter à y contribuer et à utiliser cette méthode d’analyse des situations de gestion, à partir par exemple d’études de cas, en privilégiant la philosophique continentale, notamment à travers les écoles existentialistes, poststructuralistes, herméneutiques ou phénoménologiques. (Pr. Ghislain Deslandes).

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Psychologie et Management

  • Le désir au travail ; le sens du travail ; la subjectivité au travail
  • L'approche critique de la motivation, de l'implication ou de l'engagement
  • Les pratiques de coaching face aux risques psychosociaux
  • Psychanalyse et management ; Lacan et les organisations
  • La dimension symbolique de l'organisation

(Pr. Gilles Arnaud)

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Entrepreneuriat

Innovation Facilitation in Global Technology Organizations

Ever since large organizations exist, they struggle with the sustainable optimization of adaptive processes, more concretely with the relationship between the exploration of new possibilities and needs and the exploitation of old certainties (Schumpeter, 1934 ; Holland 1975 ; Kuran, 1988, and especially March, 1991). Exploration includes such notions as variation, experimentation, innovation, discovery, risk taking, creativity, non-linearity, co-evolution and emergence, while exploitation privileges such behaviors as hierarchy, efficiency, refinement, selection, economies (of scale, scope), implementation, and execution. The strategic, operational, cultural and communicative intertwinement of these dichotomous sets of behaviors determine the sustainable innovation capability of an organization. We invite a young scholar to actively observe, contribute to and conceptualize this optimization process within a leading global technology group (Alcatel Lucent/Bell Labs). This action research doctoral project is situated in Paris, but necessitates international travel. (Prof. Jacqueline Fendt)

Conceptualizing Entrepreneurship as a Novel Societal Force

After some decades of often disappointing entrepreneurship inquiry the provocative question should be asked if perhaps entrepreneurship scholars have been thinking about entrepreneurship in the wrong manner (cf. Sarasvathy & Venkataraman, 2011). By thinking of entrepreneurship transversally across management subjects, or understanding it as a subset of other disciplines, or treating it as a setting for testing theory from other disciplines, scholars may be making a fundamental error. What if entrepreneurship instead is viewed and inquired as a societal force at a much higher level, something like “democracy” or the “scientific method”? Starting from this fascinating reflection, it is suggested testing it, through a series of insightful theoretical and empirical inquiries based on a focus on entrepreneurship as a societal level force for the alleviation of poverty, and the creation of wealth and well-being. (Prof. Jacqueline Fendt)

Society and Entrepreneurship: Reconceptualizing the Notion of Value

Present entrepreneurship research tends to distinguish between profit-oriented entrepreneurship, social entrepreneurship, and institutional or development entrepreneurship. The former two emerge through bottom-up, individual or team-oriented opportunity recognition based on either profit or social motives, the latter favors top-down, planning- oriented and institutionalized strategies to the alleviation of the great social problems such as poverty and other unevenly distributed resources. Recent practice seems to question this distinction and indeed emerging theories such as the triple bottom line are taking another approach. In the light of present crises of extant market systems and of the urgency of addressing a number of societal concerns, it seems legitimate to inquire on a reconceptualization of the notion of entrepreneurial value, in a holistic way. The ambition is to work toward a theoretical framework on how presently distinct and conflicting entrepreneurial objectives can be made to reconcile or even re-enforce each other.  Can, and how can, bottom-up entrepreneurial agency develop safe and effective products and services that address and solve societal problems, sustain a clean, healthy and safe environment and create sustainable profits for all shareholders. (Prof. Jacqueline Fendt)

“Like an Artist, like a Poet“
– Understanding Entrepreneurship Through Art

Art is a sensor and precursor of societal phenomena. It is also a means of radical abstraction and condensation of rich and complex information. The present crises can be understood as a wake-up call and it is evident that we must ask new questions – and ask them in new ways. In a sense, this is art’s business. Phenomena and concepts worth examining are avant-garde ways-of-seeing, activist art, art embodied, moral aesthetics, collective memory, presen¬tational knowing and so on. More concretely, art and design – prototyping, as scholars are beginning to evidence – appears to be a means to propitiate the separated worlds of theory and practice. Prototypes may be the translating element, the universal hinge by which scholars and practitioners can overcome their divide, and co-construct solutions. If this is so, it would permit the faster and better assimilation and diffusion of knowledge and innovation and thus create societal and economic value. (Prof. Jacqueline Fendt)

Entrepreneurship and Capability Development

The scope of this research project is to inquire about how new capabilities emerge and how they solidify in new ventures, be they standalone ventures (start ups) or intrapreneurial business development activities in large organizations, especially in contexts that are faced with fundamental uncertainty. Such inquiry could be informed by research on cognition and capabilities, it could also build bridges between the relatively separate fields of entrepreneurship on the one hand and internationalization on the other, as it is studied in mainstream management and strategy research. Such relationships promise to be an excellent context for the study of more general phenomena, with the goal to develop theory on how dynamic capabilities emerge (cf. Zahra, Sapienza, & Davidsson, 2006 ; Autio, George and Alexy, 2011) and could propose an agenda for future research to advance the entrepreneurship literature in the area of the emergence, solidification, sustainability and diffusion of capability. (Prof. Jacqueline Fendt)

Toward a Theory of Entrepreneurial Opportunity

Opportunity recognition is clearly one of the dominating streams of research in entrepreneurship in the past decade. But progress has fallen short of expectation as scholars still struggle with its understanding (Dimov, 2011). Emphasis on opportunities arguably somewhat enlighten the understanding of the early venture stage development and the emergence of new activities and organizations, but ignored by and large the relative performance of established ones (Gartner, 1988; Venkataraman, 1997; Shane & Venkataraman, 2000). The ambition is to stimulate a new, multilevel conversation about entrepreneurial opportunities by drawing from such diverse research domains as strategy, complexity science, emergence, studying opportunities empirically, be it as happenings, actions, institutionalizations, serendipity, etc. with the goal to invigorate, expand and theorize the study of entrepreneurial opportunities. (Prof. Jacqueline Fendt)

The Business Model in Theory and Practice

The business model is a key topic of the past decade of entrepreneurship literature (e.g. Amit & Zott, 2001). But the scholarly literature is fragmented and confounded by inconsistent definitions and construct boundaries. The ambition is to save the concept from catch-all meaninglessness and to avoid leaving it entirely to the consulting industry. One could start, with an empirical investigation of practitioner use of the concept — to inquire what business models are, and are not. This could lead to a much missing conceptualization of the construct and a reframing through an entrepreneurial lens.  New directions for theory development and empirical studies in entrepreneurship could be developed by creating relationships between the business model and entrepreneurial cognition, emergence, opportunity co-creation, dynamic capability, co-evolution and/or other plausible research bodies. (Prof. Jacqueline Fendt)

Innovation Assimilation and Diffusion - and the Language of Design

Diffusion (socialization) is the process by which an innovation is communicated through diverse channels over time among the members of a social system. An innovation is an idea, practice, or object that is perceived as new by an individual or other unit of adoption. The characteristics of an innovation, as perceived by the members of a social system, determine its rate of adoption. Elements in the diffusion of new ideas are: the innovation, communication means, time and the context (social system). There is emerging evidence that design can play a decisive role, as the image is replacing the verb to some extent in knowledge and innovation assimilation and diffusion. The new human generation that is coming to power has grown up exposed to multimedia (design, moving image and sound) with a hitherto unknown intensity. As a survival strategy to this exposure this new “man/woman 2.0” has developed new design-related skills, s.a. the capacity to read images, possibly directly, without translating them into words. This new use of multimedia competencies, be it at corporate management level or among small business entrepreneurs, deserves further research. (Prof. Jacqueline Fendt)

Informal Entrepreneurship – Lessons from Other Garages  

Informal entrepreneurship, although under study for some decades by economists, sociologists, anthropolo¬gists and criminologists, remains ignored to a large extent by entrepreneurship researchers. Entrepreneurship in the informal economy seems to be perceived as a trivial practice that is constrained, lim¬ited, non-ambitious, lowly, lacking in best practices, with no leaders, no heroes; in short a practice that is devoid of interest. A small body of research exists (e.g. McElwee, 2009), but the scope is essentially limited and results yielded are rarely considered by the international community, espe¬cially not to question the ‘real entrepreneurship’, that of Business Schools and of their books that describe and examine the value creating, innovative and acknowledged entrepreneurship with its mythical examples such as Google and Facebook. It is suggested that certain forms of informal entrepreneurship in diverse contexts (e.g. urban suburbs) can be a source of effective atypical models of entrepreneurial agency, away from the classical Silicon Valley inspired tools and meth¬ods. It is proposed to set out to theoretically and empirically understand and define a landscape of issues,  origins, boundaries, characteristics, and stakeholders of informal entrepreneurship and their relationships, and to thus identify effective entrepreneurial agencies that could be transplanted from informal to formal contexts, and vice-versa. (Prof. Jacqueline Fendt)

Drivers and Inhibitors of Entrepreneurial Growth

Entrepreneurship is booming, but communication and education focus on nascent entrepreneurs and on company creation. Yet a major challenge in small business entrepreneurship is growth: critical for macro-economic prosperity, chal¬lenging from an organizational perspective and indispensable from a learning process viewpoint of individual entrepreneurs and teams. Particularly in France, as a comparative European study evidenced, there is a lack of this type of mid-size organization that is particularly performant in employment creation and innovation( Grandir en Europe – Hasard ou Etat d’Esprit? ESCP Europe Chair of Entrepreneurship/Ernst & Young, 2009). We propose to theorize growth, small business entrepreneurship and entrepreneurship education and identify possible drivers of growth, and of growth-related learning. Through an empirical longitudinal action learning experiment with small business owners these drivers could be framed and relevant theory developed. (Prof. Jacqueline Fendt)

Design as a mediator between management theory and practice

There is a recent body of research al¬ternately dubbed design thinking, design management, design sciences, organizational design and similar terms. (Boland and Collopy, 2004; Romme, 2003a, 2003b; Sarasvathy, 2004; Dunne and Martin, 2006; Romme and Endenburg, 2006; Hatchuel, 2001, 2009) that still contains considerable semantic and conceptual confusion and lacks an integrated definition and a theoretical framework that would facilitate schol¬arly discussion. A distinction is sometimes made between explanatory and design sciences regarding management research, that is today constructed almost entirely of explanatory sciences. Explanatory theory may at best yield spoors of solutions (as in physics, for engineering), but will likely stop short of design¬ing tangible solutions, especially in complex contexts, leaving that for practitioners to work out for themselves. These arguments encourage scholars to seek answers in a design sciences approach, sometimes called design research (Collins, Joseph & Bielaczyc 2004), design experiments (Mc¬Canliss, Kalchman, & Bryant, 2002), design studies (Shavelson, Phillips, Town, & Feuer, 2003) and/or design-based research (Andriessen, 2007; Collective, 2003). All these variants essentially observe that organizations ‘out there in the real world’ engage in design on a daily basis: they design new products and services, new organizational structures, processes and procedures, new images of themselves. Therefore, to remain pertinent, management research must involve itself with design. The ambition of this research project is to work empirically and theoretically toward an integrated definition and a conceptual framework of design management and identify areas of relevance for management practice. (Prof. Jacqueline Fendt)

Family Business Dynamics

Family-owned firms differ substantially from other companies in such areas as leadership and ownership succession, interaction of family and business, the role of owners, and family relationships.  While best practices exist, the context of globalization, and legal, technological, socio-cultural and ecological challenges considerably influences the playing field. This research project concerns such phenomena as relationships, identity and leadership and is interested in how they manifest themselves in family businesses, regarding such challenges as communication, governance, conflict and crisis management, fairness, identity, etc. Family enterprise faces particular challenges - and opportunities – since the complex interaction between family and business is dynamic. To intelligently concert these two universes can create a strong competitive advantage. The ambition of this project is to understand and conceptualize – through the study and connection of diverse more or less related research fields, and through empiry - the prerequisites, capabilities and conditions and their dynamics that permit a smart and sustainable co-evolution of family and business interests; be it from a family, from an entrepreneurship, from a leadership and/or from an organizational behavior perspective. (Prof. Jacqueline Fendt)

Toward a Design-driven Method for Management Research

The preoccupation with society’s new and ever more complex challenges on the one hand and the development of visual and design thinking and language on the other, is at the heart of an emerging body of science on research methodology. Present methods appear frustratingly limiting to many researchers that attempt to grasp the complexity of managerial and entrepreneurial realities. Radically novel inductive approaches seem warranted for a better lecture of complex societal phenomena. The dominant paradigm of linear regression is often impotent in the face of sensitivities of non-linear complex systems. Similarly, more and more qualitative methods are available, but many are by and large objectivized to permit scholars to pass the door to the holy grail of A-journals, to publish and thus to have careers. New, more complex methods, also of the quantitative kind, are needed that have the potential to understand, explain and socialize the holistic rich¬ness of out-of-equilibrium situations. This research project addresses itself to doctoral students that are passionate about method. Its ambition is to identify the shortcomings of extant, accepted qualitative research methods in management and entrepreneurship and to empirically and theoretically work toward the development of a new method that makes use of state-of-the art technological possibilities, and that can respond both to the canonical criteria of academic rigor and the crash test of practical relevance. (Prof. Jacqueline Fendt)

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