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lunes 25 junio 2018

Un doctorant qui gagne à être connu

Antoine Souchaud, dont les travaux de recherche portent sur le domaine émergent et porteur du "crowdlending", a déjà publié plusieurs articles sur le sujet et reçu trois prix lors de la conférence annuelle de l’AIMS avec sa co-auteure.

Antoine Souchaud

Doctorant à ESCP Europe et membre du LabEx-ReFi, laboratoire d’excellence au service de la régulation financière, constitué à l’initiative de ESCP Europe (porteur du projet) notamment et dont le directeur académique est son directeur de thèse (Christophe Moussu), Antoine Souchaud a publié deux articles scientifiques sur le crowdlending ou prêt participatif dans la revue Gérer et Comprendre, dont le dernier le 1er mars, un autre sur The Conversation et plus récemment, une tribune dans Le Monde. "Le terrain que j'ai labouré par plus de 120 entretiens est marqué par l'émergence d'une métaorganisation très particulière : Financement Participatif France. Avec ma camarade de promotion à HEC Héloïse Berkowitz (Chercheuse CNRS à Toulouse School of Management Research), qui est spécialiste des méta-organisations, nous écrivons ensemble à la fois parce que nous sommes de vieux amis, que nous n'avons aucun problème d'ego, que nous avons plaisir à créer et interagir ensemble et parce que mon terrain présente un ovni dans son champ de prédilection théorique".
A l’occasion de la conférence annuelle de l’Association Internationale de Management Stratégique (AIMS), qui a eu lieu du 6 au 8 juin 2018 à Montpellier, ils ont reçu deux prix pour la meilleure communication et la meilleure étude empirique, pour leur présentation intitulée "Faire cavalier seul ou collaborer ? Stratégies d’entrée dans le crowdlending". Cette étude porte sur la façon dont un entrepreneur a utilisé un dispositif oublié du code monétaire et financier, le bon de caisse, pour contourner le monopole bancaire sans attendre le statut d'Intermédiaire en Financement Participatif (IFP), et comment il a contribué à créer ce statut contraignant pour que ses concurrents l'adoptent. "Ce qui m'a donné envie de travailler sur le sujet, c'est d'abord un sentiment de stupéfaction devant la rapidité et la facilité avec lesquelles l'ordonnance du 30 mai 2014 relative au financement participatif a été rédigée et adoptée : une exception au monopole bancaire a été actée au bénéfice de plateformes de crowdlending en moins de 18 mois, via un nouveau statut extrêmement soft d'IFP, explique-t-il. 18 mois pour faire tomber 70 ans de monopole bancaire ! Personne n'a vu le coup venir. Mon travail a consisté à tenter de comprendre ce qui a contribué à cette surprise et à analyser cette nouvelle forme d'intermédiation financière qui est en train d'émerger".
Les deux chercheurs ont aussi reçu le prix Roland Calori, qui récompense la meilleure communication présentée par de jeunes chercheurs ayant soutenu leur thèse depuis moins de trois ans, pour leur communication sr un sujet connexe, intitulée "Organiser l’éthique au niveau d’un secteur : le cas du crowdfunding". Cet article décrit la façon dont l'association professionnelle du secteur (Financement Participatif France) a tenté de construire et protéger une éthique contraignante propre au secteur, notamment à travers la construction d'un code de déontologie et l'acceptation d'un contrôle de l'application de ce code par un déontologue disposant de pouvoirs de sanction sur les plateformes.

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