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martes 07 noviembre 2017

Le Fundraising dans l'enseignement supérieur en France : Identification à l'école, capital social et don de l'ancien élève

Catherine DESJACQUES, doctorante du programme ESCP Europe, soutiendra sa thèse dans le cadre de l'Ecole Doctorale de Management Panthéon-Sorbonne.

Titre: "Le Fundraising dans l'enseignement supérieur en France : Identification à l'école, capital social et don de l'ancien élève - Proposition d'un modèle explicatif de la générosité des diplômés"

Cette soutenance est publique et se tiendra le 22 novembre 2017 à 10h, ESCP Europe.

Directrice de Thèse :

  • Mme. Sandrine Macé, Professeure, ESCP Europe

Rapporteurs :

  • M. Bertrand Urien,  Professeur des Universités, Université de Bretagne Occidentale
  • Mme. Sophie Rieunier,  Professeur des universités, IAE Gustave Eiffel - Université de Paris Est - Marne La Vallée

Suffragants :

  • Mme Marine Legall-Ely, ‎Professeure agrégée des Universités, Université de Bretagne Occidentale
  • M. Marc Lecoutre, Professeur, Directeur délégué à la Recherche, Groupe ESC Clermont,
  • Mme Géraldine Michel, Professeure, IAE Paris

Résumé :

Face à la compétition mondiale et à la baisse des financements de l’Etat, le développement du fundraising, défini comme « la levée de fonds dans une optique de financement », est devenu, bien après les Etats-Unis, une priorité pour l’enseignement supérieur en France. Ainsi, écoles et universités mettent en oeuvre des politiques de fundraising en direction de leurs diplômés. Mais le fundraising « à l’américaine » est-il un modèle à suivre dans un pays qui, à la différence des Etats-Unis, n’a pas de véritable tradition philanthropique ?

Cette recherche souhaite cerner les motivations profondes du don des anciens élèves. Afin d’élaborer un modèle destiné à expliquer la générosité des diplômés envers leur alma mater, les concepts d’identification organisationnelle, de don et, pour la première fois en marketing, de capital social, sont mobilisés. L’objectif est de comprendre comment l’identification de l’ancien élève à « son » école (Ashforth et Mael, 1989, Mael et Ashforth, 1992) peut influer sur son comportement de don, sous toutes ses formes (argent, temps, compétences…) vis-à-vis de celle-ci. Nous émettons l’hypothèse que c’est la mobilisation du capital social (Adler et Kwon, 2002) du diplômé, soit « l’ensemble des ressources actuelles ou potentielles qui sont liées à la possession d’un réseau durable de relations plus ou moins institutionnalisées d’interconnaissance et d’interreconnaissance » (Bourdieu, 1980) qui favorise le lien entre l’identification et les dons de l’ancien élève à son école. Après avoir proposé une échelle de mesure pour chacun des trois construits, nous testons les hypothèses de cette chaîne du don. Le modèle est testé sur deux échantillons constitués de diplômés d’une école de commerce : des donateurs monétaires et des non donateurs monétaires. La capacité de l’ancien élève à créer du capital social est directement en lien avec la force de son identification (l’identification à l’école est un antécédent du capital social). La capacité de l’ancien élève à mobiliser ce capital social influe directement sur ses dons, notamment monétaires, à son école (le capital social est un antécédent du don à l’école) et sur les dons dont il bénéficie. Parmi les principaux résultats, nous trouvons que le diplômé a un comportement de donateur vis-à-vis de son école si son identification est essentiellement d’ordre communautaire (et non statutaire). La mobilisation du capital social explique le don ou le non don d’argent, mais pas le niveau de générosité des donateurs.

Mots-clés : enseignement supérieur, fundraising, alumni, don, bénévolat, identification, capital social

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