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Tuesday 24 January 2012

Femmes dirigeantes : des formations qui aident à briser le plafond de verre

Actuellement, les femmes représentent 10% des dirigeants des sociétés cotées en bourse de l’Union Européenne et 3% en sont PDG. La France se situe un peu en deçà avec 2%. Mais une loi française (janvier 2011) impose désormais aux entreprises françaises le quota de 20% de femmes dans les conseils d’administration. En 2016, elles devront être 40%.

Dans ce contexte, à l’occasion de la conférence « Femmes dirigeantes, ce qu’elles peuvent nous apprendre » qui s’est déroulée le 23 janvier 2012 sur le Campus Paris de ESCP Europe, Isabelle Deprez et Philippe Gabilliet, Professeurs, ont voulu lever le voile, au travers d’échanges avec  des femmes talentueuses et des entreprises avant-gardistes, sur les secrets des femmes dirigeantes.  

Leur apprentissage, leur talent, leurs valeurs, leur mode de management et leurs différences expliquent la réussite de ces 7 femmes chefs d’entreprise invitées à témoigner : Patricia Barbizet, Chairman de Christie's International; Françoise Gri, Président Directeur Général, Manpower Group France & Europe du Sud ; Véronique Di Bénedetto, Directrice Générale France, Econocom ; Patricia Delon, Directrice Executive Département Commercial,  Ratp & Présidente ESCP au Féminin ; Sophie Reynal, Associée-Fondatrice, AlliA Finance & Présidente HEC au Féminin ; Valérie Tandeau de Marsac, Avocat Associée, JeantetAssociés &  Présidente, Voxfémina ; Frédérique Clavel, Associée Gérante, Fincoach et Présidente, Fédération Pionnières.

Laurent Depond, Vice-Président Diversité, Groupe France Télécom-Orange et Jean-Michel Monnot, Vice-Président, Group Diversity & Inclusion, Directeur de la Diversité Europe, Sodexo ont également éclairé le débat sur les enjeux de la diversité et les actions menées en matière de recrutement et de gestion des carrières des femmes.

D’après leurs échanges, il ressort que les femmes excellent en tant que dirigeantes mais qu’elles sont encore trop peu nombreuses à des postes de décision et de pouvoir.

La quête du pouvoir exige, a indiqué Isabelle Deprez, « d’accroître sa capacité d’influence, d’apprendre à se mettre en scène et d’apprendre à se faire connaître  en jouant sur les trois niveaux d’influence possibles : l’influence rationnelle, l’influence émotionnelle et l’influence symbolique », livrant également à l’assistance les 5 piliers qui permettent de  passer du stade de manager à celui de leader et dirigeante : 1-Oser être soi, 2-Oser s’affirmer, 3-Oser se mettre en scène, 4-Oser le leadership,  5-Inspirer et transformer ».

Pascal Morand, Directeur général de ESCP Europe estime que « les femmes ont une forme différente d’appétit de pouvoir : elles ne veulent pas le pouvoir simplement pour l’exercer ; elles veulent que cela serve à quelque chose ».

Si elles estiment que la réussite est une question de talents, obstacles ou échecs se sont aussi dressés sur leur route, à partir desquels elles ont su d’ailleurs rebondir avec succès.

La résilience de ces femmes dirigeantes ne fait aucun doute. Travail et engagement, capacité à sortir de sa zone de confort et à apprendre de ses échecs, mais aussi à réfléchir en amont, capitaliser sur des rencontres opportunes, à se développer sur le plan personnel et comprendre les enjeux politiques de son environnement,  ont rythmé les échanges de la 1ère partie de la soirée. « Mettre aussi et peut-être surtout « Plaisir et Liberté » bien avant « Devoir », ce qui pourrait être un travers féminin », ajoute Véronique Di Bénédetto.

« La réussite est aussi liée au contexte » ont rappelé les intervenantes et  responsables Diversité présents. Parmi les nombreux points évoqués, le rôle du dirigeant(e) de l’organisation est apparu comme un élément clé de la réussite d’une politique mixité.

Sans volonté explicite, sans déclinaison opérationnelle, sans objectif chiffré, sans mesure des résultats, sans implémentation jusque dans la rémunération des cadres, l’ascension des femmes dans le Top management reste un vœu pieu. Même lorsque l’action est portée au plus haut niveau de l’organisation, les résistances perdurent, voire apparaissent. Elles s’appellent stéréotypes, poids des habitudes et concurrence avec les talents masculins pour des promotions devenant plus rares. La sensibilisation des équipes et la formation sont des facteurs clé de succès. Une véritable gestion des Talents permet aussi de légitimer le choix des meilleurs profils hommes et femmes. Mentorat, création de réseau féminisés, mais n’excluant pas les hommes,  renforcer la visibilité des femmes sont autant d’autres facteurs de réussite. Le clonage des profils dans le top management et dans les fonctions d’administrateurs freinent cependant encore l’ascension des femmes dans de nombreuses organisations.

Mercedes Erra, Présidente Executive, Euro RSCG Worldwide, retenue en dernière minute a adressé un message aux participantes et aux femmes d’une manière générale, les exhortant- notamment -à lutter contre elles-mêmes : « Dans la quête des responsabilités et du pouvoir, dans l’entreprise, le pire ennemi des femmes c’est elles-mêmes : c’est contre elles-mêmes qu’elles doivent lutter : leurs hésitations à prendre les rennes, leur manque de confiance en elles, leur sens exacerbé du devoir familial et maternel qui les bloque au moment même où elles sont en position de grimper. »

Contacts presse

Agence Noir sur Blanc : Mihaela Fiordean, 01 41 43 72 75,

Christine Cassabois, 01 41 43 72 85

ESCP Europe : Emmanuelle Tessier-Solaz, 01 49 23 20 16

 

 

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