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Monday 16 November 2015

Prise de risques dans les banques : incitations, mesures de performance et horizon des actionnaires

Arthur Petit-Romec, doctorant du programme ESCP Europe et du Labex ReFi, soutiendra sa thèse intitulée "Prise de risques dans les banques : incitations, mesures de performance et horizon des actionnaires" le 30 novembre 2015, 14h30, ESCP Europe, Campus Paris, salle Raymond Martin.

Titre : Prise de risques dans les banques : incitations, mesures de performance et horizon des actionnaires

Directeur de Recherche : Pr. Christophe MOUSSU, ESCP Europe

Rapporteurs :

  • M. Frédéric LOBEZ, Professeur des Universités, Université de Lille 2
  • M. Rudi VANDER VENNET, Professeur, Université de Gand.

Suffragants :

  • M. Franck BANCEL, Professeur, ESCP Europe
  • M. Christian DE BOISSIEU, Professeur des Universités, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

 

Résumé :

Face à l’ampleur de la crise financière de 2007-2008, comprendre la prise de risques des banques et ses déterminants est devenu une question centrale aussi bien pour les académiques en finance que pour les régulateurs. Dans cette thèse, nous analysons le rôle joué par l’objectif de maximisation de la rentabilité des fonds propres (RoE), omniprésent dans les banques, au regard de la prise de risques. A travers de nombreux tests empiriques, nous mettons en évidence que le RoE est associé à des prises de risques extrêmes et que des incitations monétaires à maximiser cette mesure existaient pour les dirigeants de banques dans les années précédant la crise. Le RoE, utilisé comme principale mesure de performance dans les banques, s’avère en réalité être un indicateur avancé de leur risque et de leur vulnérabilité dans les crises. Afin de mieux comprendre l’attachement des banques au RoE, nous avons également étudié la légitimité de cette mesure en temps normal, c'est-à-dire hors périodes de crise. Les résultats indiquent qu’avant la crise, les risques latents associés au RoE n’étaient que partiellement pris en compte et que la maximisation du RoE n’a pas bénéficié aux actionnaires des banques. A la lumière de ces résultats, la validité du RoE comme mesure de performance apparait d’autant plus surprenante. Enfin, dans une troisième partie, nous questionnons l’approche générale en matière de régulation qui a été de considérer que plus de capital était souhaitable, et ce quelle que soit la nature des investisseurs qui l’apportent. Nous montrons que l’horizon des actionnaires joue un rôle central puisque les banques qui avaient plus d’investisseurs court-terme ont moins résisté (moins bonne performance et plus faible probabilité de survie) pendant la crise. Ainsi un niveau plus élevé de capital peut tout aussi bien être bénéfique ou néfaste en fonction de l’horizon des investisseurs qui l’apportent.

 

 

 

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